Truly Green voit grand avec son projet de diminution d’empreinte de carbone

26
Nov

(Traduction d’un article de Blair Andrews paru le 26 novembre 2014 sur www.chathamvoice.com)

Groupe de visite des serres de Truly Green Farms; debout devant un chariot de tomates

Matt Korpan, cultivateur et directeur des opérations aux serres Truly Green, explique aux membres du Rotary Club of Downtown Chatham la manière dont les machines automatisées font passer les tomates de la serre au tri puis à la zone d’emballage. (26 novembre 2014, Diana Martin/Chatham Daily News/QMI Agency)

 

La compagnie Truly Green Farms de Chatham met en place de nouvelles mesures qui lui permettront d’établir une nouvelle norme dans la culture de tomates de serre respectueuse de l’environnement.

Les Rotariens de Chatham ont visité les installations uniques lors de leur rencontre du mercredi 26 novembre 2014.

Truly Green construit un complexe de serres de 90 acres sur Bloomfield Road, face à l’usine des Alcools de spécialité GreenField.

« L’objectif est de devenir un des exploitants de serres les plus productifs et éconergétiques de l’Ontario et du Canada », affirme Greg Devries, un des propriétaires, en expliquant le concept de Truly Green.

La compagnie appartient à la famille Devries, à Hilco et Anne Tamminga ainsi qu’à Phil et Janice Bultje.

Truly Green a créé un partenariat novateur avec GeenField dans le but d’utiliser le dioxyde de carbone (CO2) du procédé de fabrication d’éthanol pour augmenter la production des tomates de serre.

M. Devries mentionne que les serres conventionnelles ont recours à des chaudières au gaz naturel pour chauffer les serres et y maintenir un certain climat.

L’eau chaude, chauffée à une température de 90°C, est distribuée dans une série de tuyaux vers les serres pour produire du chauffage radiant. Les serres utilisent également le CO2 dégagé par les chaudières au cours du procédé de chauffage.

« On s’est rendu compte, il y a peut-être 60 ou 70 ans, en Hollande, que lorsqu’on fournit aux plants des taux plus élevés de CO2, on obtient une production plus importante, une croissance accrue et des fruits plus gros », soutient M. Devries.

« En été, les plants peuvent utiliser des taux élevés de CO2, lorsque les heures d’ensoleillement sont plus importantes et que la période de croissance est optimale. »

Toutefois, même si les serres utilisent les chaudières pour générer un peu de chaleur pour contrôler l’humidité, il n’y a pas suffisamment de CO2 pour maximiser le potentiel de croissance.

En profitant du CO2 produit lors du procédé de fabrication d’éthanol, Truly Green a accès à un approvisionnement constant.

M. Devries déclare que la prochaine étape consiste à capturer la chaleur de la vapeur de GreenField pour pouvoir chauffer 60 acres de serres 85% du temps.

« Nous avons trouvé une solution avec eux, nous avons établi un calendrier qui devrait nous mener en 2016 », ajoute-t-il.

Grâce à la combinaison de l’utilisation de CO2 qui serait autrement relâché dans l’atmosphère et l’utilisation de chaleur résiduelle pour une meilleure efficacité énergétique, M. Devries prévoit une diminution de l’empreinte carbone.

Si le concept fonctionne, Truly Green croit pouvoir augmenter le prix de ses tomates sur le marché puisqu’elles seront « plus vertes ».

« Nos spécialistes en commercialisation croient que l’opportunité est bien réelle », précise M. Devries.

Hilco Tamminga explique plus en détails la culture de tomates de serre, dont la production pourrait atteindre six millions de kilogrammes cette année : « Nous devons nous assurer que les plants reçoivent une nutrition adéquate et que l’eau arrive au plant au bon moment et à la bonne température », affirme M. Tamminga, ajoutant qu’il est important que la stratégie d’irrigation corresponde à l’environnement et au moment de la journée. « Nous avons à l’œil tous les éléments ayant un effet sur nos plants pour les garder en bonne santé; la santé des plants est essentielle. »

Pour réduire la quantité de produits chimiques utilisée, Truly Green a un programme intégré de lutte antiparasitaire en fonction duquel de « bons insectes » sont introduits pour manger les parasites ou « mauvais insectes ».

La construction du projet de Truly Green comprend quatre phases. La phase 1 de 22,5 acres a été complétée l’année dernière.

La compagnie compte une cinquantaine d’employés, mais M. Devries indique que pour chaque emploi dans la serre, un autre emploi indirect est créé à l’extérieur des opérations.

« Lorsque les quatre phases seront complétées, on parle d’une possibilité de 200 emplois sur le site, et donc un autre 200 emplois dans la communauté », conclut M. Devries. « Qu’il s’agisse de l’industrie du camionnage, des métiers ou des fournisseurs, ce n’est pas négligeable. »